LA PROBLÈMATIQUE DU PIGEON URBAIN
Les oiseaux dans la ville - une vraie question :
comment partager l’espace réduit d’une ville entre les hommes et ce qui reste de la nature ?
Le pigeon, oiseau domestique
L’être humain et les oiseaux ont longtemps cohabité sans problème.
Le pigeon, alors domestiqué, servait d’oiseau d’élevage pour la chair, de messager ou d’oiseau d’agrément.
Les fientes récupérées servaient d’engrais, le guano, très prisé encore actuellement.Ce n’est donc pas le pigeon en tant qu’espèce qui pose problème, mais sa prolifération.
Les tentatives d’éradication, par euthanasies, n’ont pas réglé le problème puisque leur capacité de reproduction est trop importante et leurs nids inaccessibles donc non maîtrisés.
De toute manière, une niche écologique libérée laisse la place à d’autres oiseaux dont on connaît encore moins le comportement.
Nous devons réapprendre à vivre avec des animaux en milieu urbain.
Surpopulation des pigeons
Depuis un siècle, le pigeon, n’ayant pas de prédateur, s’est reproduit de manière excessive et s’est adapté à notre mode de vie. Il mange tout et n’importe quoi.
En conséquence, son état général est souvent déplorable. Ainsi, une grande majorité de pigeonneaux n’atteint pas le stade adulte. Il est courant de voir des animaux prostrés.
La surpopulation est indéniable et génère pour l’homme certaines nuisances et pour l’animal de réels problèmes sanitaires.
La forte concentration de population est préjudiciable aux pigeons eux-mêmes.
Nuisances
Il ne faut ni sous-estimer les nuisances, ni les surestimer.Les dégâts : les pigeons occasionnent des salissures de bâtiments par les fientes et dégâts dans les espaces verts, mais cela ne doit pas faire oublier les autres causes de pollution dans les villes (fumées d’usines, gaz d’échappement).Le bruit : les roucoulements peuvent déranger, mais le bruit dominant journalier est dû à la vie quotidienne des humains.Les maladies : toutes les études faites par des médecins ou vétérinaires prouvent que les risques de transmission de maladies du pigeon à l’homme, si elles ne sont pas à négliger, sont quasi inexistantes.
Il est possible de réduire ces nuisances et d’améliorer la situation sanitaire par une gestion cohérente et professionnelle de la population des pigeons.